RELIZANE : 12 MILITANTS CONDAMNÉS À TROIS ANS DE PRISON FERME

Retour à  Accueil 

Le mardi 3 novembre 2026, le tribunal criminel de première instance près la cour de Relizane a condamné douze personnes, dont plusieurs militants et Assia Khaldi, sœur du défenseur des droits humains Yacine Khaldi, à trois ans de prison ferme chacune, avec placement immédiat en détention. Ces condamnations interviennent dans une affaire liée à la liberté d’expression et à la solidarité avec les détenus d’opinion.

Les personnes condamnées sont Ibrahim Rachedi, Meziane Mouhab, Oussama Guerini, Sid Ahmed Doubi Bounoua, Abdelkrim Guerini, Hamza Benchemani, Ibrahim Guerini, Ilyes Filali, Sofiane Doubi Bounoua, Boualem Boudissa, Abdelghani Guerini et Assia Khaldi.

Elles étaient poursuivies notamment pour « appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger », « apologie d’actes terroristes », « incitation à changer le système de gouvernement par des moyens anticonstitutionnels » et « complot contre l’autorité de l’État ».

Ces accusations s’inscrivent notamment dans le cadre de l’article 87 bis du Code pénal algérien, dont l’utilisation contre des militants et des défenseurs des droits humains suscite de vives inquiétudes.

Initialement programmée pour le 12 mai 2026, l’affaire a finalement été examinée le 3 novembre, aboutissant à la condamnation et à l’incarcération des douze personnes.

Boualem Boudissa, de nouveau condamné

Parmi les condamnés figure Boualem Boudissa, ancien détenu d’opinion, déjà condamné le 12 octobre 2026 par le tribunal de Chéraga, à Alger, à un an de prison et 100 000 dinars d’amende pour des publications sur Facebook. Il était notamment poursuivi pour « outrage au président de la République », « diffusion de fausses informations » et « atteinte à l’intégrité nationale ».

Déjà incarcéré en septembre 2022, il avait passé seize mois à la prison de M’Sila avant sa libération.

Riposte Internationale dénonce une nouvelle atteinte aux libertés fondamentales

Riposte Internationale exprime sa profonde indignation face à ces lourdes condamnations et dénonce l’instrumentalisation de la législation antiterroriste pour réprimer l’expression pacifique d’opinions politiques et la solidarité avec les détenus d’opinion.

Notre organisation rappelle que les articles 14 et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par l’Algérie, garantissent respectivement le droit à un procès équitable et la liberté d’opinion et d’expression.

Riposte Internationale appelle les autorités algériennes à garantir les droits de la défense, à réexaminer ces condamnations et à libérer les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux. Nous réaffirmons notre entière solidarité avec les douze personnes condamnées, leurs familles et l’ensemble des détenus d’opinion en Algérie. Exprimer une opinion, défendre les libertés et soutenir des détenus d’opinion ne doit jamais constituer un crime.

Riposte Internationale – 4 novembre 2026

Soutenez notre combat

Chaque don compte pour nos combats juridiques.
➔ Je soutiens l’association