En ce vendredi 30 octobre 2026, nous apprenons que le détenu d’opinion et militant des droits humains Abdellah Bennaoum devrait retrouver la liberté à la fin du mois d’octobre 2026, après avoir purgé sa peine de 18 mois de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 DA.
Originaire de Oued Rhiou, dans la wilaya de Relizane, il avait été arrêté le 24 avril 2025 en raison de ses publications et de ses opinions. Présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Oued Rhiou le 30 avril 2025, il avait été condamné à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience.
Depuis son arrestation, Abdellah Bennaoum a connu plusieurs transferts entre établissements pénitentiaires, avant d’être affecté à la prison d’El Abadla, dans la wilaya de Béchar, à environ 730 kilomètres de sa région d’origine. Cet éloignement complique considérablement les visites de ses proches.
Connu pour son engagement en faveur des droits des travailleurs, des prisonniers et des personnes en situation de handicap, le militant a également mené plusieurs grèves de la faim pour dénoncer sa détention et ses conditions carcérales. Des inquiétudes concernant son état de santé, notamment ses problèmes cardiaques, ont également été exprimées.
Riposte Internationale dénonce une atteinte aux libertés fondamentales
Riposte Internationale condamne les poursuites et l’incarcération d’Abdellah Bennaoum pour ses publications et ses opinions. Nous dénonçons également les transferts pénitentiaires successifs et l’éloignement géographique qui entravent le maintien des liens familiaux.
Nous rappelons que l’Algérie a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) en 1989 et qu’elle est tenue d’en respecter les dispositions, notamment l’article 19 qui garantit la liberté d’opinion et d’expression, l’article 9 relatif à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi que l’article 10 concernant le traitement humain des personnes privées de liberté. Ces garanties doivent être respectées par les autorités algériennes.
Riposte Internationale exige le respect des libertés fondamentales, la fin des poursuites liées à l’expression pacifique des opinions et la libération de tous les détenus d’opinion et prisonniers politiques.
La libération d’Abdellah Bennaoum, attendue à la fin du mois d’octobre, constitue une échéance importante pour ses proches et les défenseurs des droits humains. Nous nous réjouissons de cette libération et exprimons notre solidarité avec Abdellah Bennaoum, tout en rappelant que notre combat continuera aussi longtemps que les droits humains seront violés.
Source : Riposte Internationale.
Le 30 octobre 2026.