L’ancien détenu d’opinion Chaouki Younsi a été condamné, mercredi 28 octobre 2026, à un an de prison ferme et à une amende de 50 000 dinars algériens, sans mandat de dépôt. Le parquet avait requis la même peine pour le chef d’accusation d’« exposition au regard du public de publications de nature à porter atteinte à l’intérêt national ».
Riposte Internationale condamne une atteinte à la liberté d’expression
Riposte Internationale condamne cette peine d’emprisonnement, particulièrement préoccupante au regard des libertés fondamentales.
Nous rappelons que l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) protège la liberté d’expression. Toute restriction doit être prévue par la loi, poursuivre un objectif légitime et être nécessaire et proportionnée. La seule invocation de l’« intérêt national » ne suffit pas à justifier une sanction pénale. Riposte Internationale réclame le réexamen de cette condamnation à la lumière des obligations internationales de l’Algérie, ainsi que le respect des garanties d’un procès équitable prévues par l’article 14 du PIDCP auquel l’Algérie est partie depuis 1989.
Nous appelons les autorités algériennes à mettre fin à toute utilisation disproportionnée du droit pénal contre l’expression pacifique et à garantir le plein respect des droits humains et des libertés fondamentales.
Source : Riposte Internationale.
Le jeudi 29 octobre 2026.