ALGER : CINQ ANS DE PRISON FERME REQUIS CONTRE LE JOURNALISTE ABDELALI MEZGHICHE

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Le parquet du tribunal de Chéraga, à Alger, a requis, dimanche 25 octobre 2026, cinq ans de prison ferme et une amende de 200 000 dinars algériens contre le journaliste et poète Abdelali Mezghiche, poursuivi pour des publications sur les réseaux sociaux. Détenu depuis le 9 février 2026 à la prison de Koléa, le journaliste connaîtra son verdict le 8 novembre prochain.

L’audience, initialement prévue le 18 octobre avant d’être reportée, s’est déroulée devant le tribunal correctionnel de Chéraga. Abdelali Mezghiche est poursuivi pour cinq chefs d’inculpation, notamment la publication de contenus susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national, l’incitation à un attroupement non armé, la diffusion de fausses informations ainsi que de discours de haine et de racisme.

Selon les informations rapportées par Maghreb Émergent, le journaliste a contesté les accusations portées contre lui, affirmant avoir simplement exercé son métier en relayant des informations vérifiées et relevant de l’intérêt public.

Des publications sur Djanet à l’origine des poursuites

L’affaire remonte au 5 février 2026, lorsque Abdelali Mezghiche a été interpellé à Alger à la suite de publications sur sa page Facebook, suivie par plus de 130 000 personnes. Ces publications évoquaient notamment la colère d’habitants de Djanet, dans le sud-est algérien, après l’incarcération de plusieurs personnalités locales. Présenté devant la justice le 9 février, le journaliste a été placé en détention provisoire à la prison de Koléa, où il demeure incarcéré depuis plus de huit mois.

Le 22 février, la chambre d’accusation près la cour d’Alger avait confirmé son placement en détention provisoire, rejetant la demande de mise en liberté introduite par sa défense. Une nouvelle demande avait également été rejetée en mai 2026.

La défense conteste l’ensemble des accusations

Lors de l’audience du 25 octobre, ses avocats, Me Fatiha Rouibi et Me Abdellah Haboul, ont contesté les charges retenues contre leur client, en s’appuyant sur des arguments juridiques et les éléments du dossier. Selon Me Haboul, Abdelali Mezghiche a réaffirmé avoir publié une information vraie et vérifiée dans le cadre de son activité journalistique, contestant toute intention de commettre une infraction.

Son arrestation et son maintien en détention ont suscité des réactions parmi les organisations de défense de la liberté de la presse. Dès février 2026, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait appelé à sa libération et à l’abandon des poursuites engagées contre lui.

Riposte Internationale dénonce les poursuites contre le journaliste

Riposte Internationale exprime sa vive préoccupation face aux réquisitions de cinq ans de prison ferme prononcées contre Abdelali Mezghiche, poursuivi dans une affaire liée à ses publications journalistiques sur les réseaux sociaux. Notre organisation dénonce le recours prolongé à la détention provisoire dans une affaire touchant directement à l’exercice de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Riposte Internationale appelle à la libération d’Abdelali Mezghiche et demande aux autorités algériennes de garantir pleinement son droit à un procès équitable, le respect de la présomption d’innocence et l’ensemble des droits de la défense.

Notre organisation réaffirme que l’exercice pacifique du journalisme, la diffusion d’informations d’intérêt public et la liberté d’expression ne doivent pas conduire à la privation de liberté. Le verdict est attendu le 8 novembre 2026, alors qu’Abdelali Mezghiche demeure incarcéré à la prison de Koléa.

Ce lundi 26 octobre 2026.

Sources : Maghreb Émergent, Radio des Sans Voix, Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Riposte Internationale.

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