Ce mercredi 14 octobre, nous rappelons que le procès de l’expert économiste Djelloul Salama, présenté par des défenseurs des droits humains comme un détenu d’opinion, est programmé pour demain, jeudi 15 octobre 2026, devant la section des délits du tribunal de Dar El Beida, à Alger.
Il est poursuivi pour « publication ou diffusion intentionnelle de fausses nouvelles ou informations parmi le public de nature à porter atteinte à la sécurité publique et à l’ordre public ». Dans le cadre de cette affaire, l’accusation a également été requalifiée en « entrave à l’investissement dans le but de nuire à l’économie nationale ».
Pour rappel, Djelloul Salama a été arrêté le samedi 24 janvier 2026, avant d’être placé en détention provisoire au début du mois de février, sur ordre du juge d’instruction près le tribunal de Dar El Beida.
Cette procédure fait suite à son intervention dans une émission télévisée au cours de laquelle il avait exprimé des critiques sur la viabilité économique du projet de Gara Djebilet, l’un des grands projets miniers stratégiques de l’Algérie.
L’audience de jeudi devrait permettre de faire le point sur les poursuites engagées contre l’économiste et sur les faits qui lui sont reprochés.
La position de Riposte Internationale
Riposte Internationale condamne les poursuites engagées contre l’expert économiste Djelloul Salama et réclame sa libération immédiate et inconditionnelle, considérant que la criminalisation de ses prises de parole sur la viabilité économique du projet de Gara Djebilet constitue une atteinte préoccupante à la liberté d’expression et au débat public.
Nous appelons les autorités algériennes à abandonner les poursuites liées à l’expression pacifique d’opinions et à garantir le respect des droits fondamentaux.
Cette affaire soulève de sérieuses préoccupations au regard du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) auquel l’Algérie est partie depuis 1989, notamment son article 19, qui protège la liberté d’expression et le droit de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées, ainsi que son article 9, relatif au droit à la liberté et à la protection contre la détention arbitraire.
A l’approche du procès, Riposte Internationale appelle au respect des obligations internationales de l’Algérie et à la fin de toute mesure visant à réduire au silence les voix critiques.
Source : Mohammed Jaber.
Le 14 octobre 2026.