Algérie : l’audience en appel de Boumédiene Bouziza fixée au 21 octobre à Tlemcen

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Nous avons appris ce mardi 13 octobre 2026 que l’audience en appel du détenu d’opinion Boumédiene Bouziza est fixée au 21 octobre 2026. À l’issue de la première audience, le parquet avait requis deux ans de prison ferme et une amende. Il avait finalement été condamné en première instance le 3 septembre 2026 à 18 mois de prison ferme, assortis d’une amende de 50 000 dinars algériens et d’un mandat de dépôt, à la suite de poursuites engagées après des publications sur Facebook.

Cette nouvelle échéance judiciaire intervient donc quelques semaines après sa condamnation par le tribunal de Tlemcen.

Une condamnation après des publications sur Facebook

Pour rappeler l’affaire, Boumédiene Bouziza a été convoqué une première fois par les services de sécurité environ vingt jours avant son arrestation. Il avait alors été entendu au sujet de publications diffusées sur Facebook, avant d’être remis en liberté. Le mercredi 2 septembre 2026, il aurait été convoqué de nouveau, puis placé en garde à vue avant d’être présenté devant le parquet du tribunal de Tlemcen le lendemain, jeudi 3 septembre.

Le ministère public aurait décidé de le renvoyer devant le tribunal dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Le prévenu avait comparu assisté de son avocat, Me Mohamed Mekkaoui.

Une audience en appel attendue le 21 octobre

Après cette condamnation, la défense devait engager une procédure d’appel. La date du 21 octobre 2026 a désormais été annoncée pour l’examen de son dossier devant la juridiction compétente de Tlemcen.

Cette audience constituera une nouvelle étape dans la procédure judiciaire visant Boumédiene Bouziza. Elle permettra à la juridiction d’appel de réexaminer l’affaire dans les conditions prévues par la procédure applicable.

À ce stade, les informations disponibles ne précisent pas les arguments juridiques détaillés qui seront développés par la défense lors de cette audience.

Riposte Internationale réclame sa libération

Riposte Internationale réclame sa libération et appelle à la révision de sa condamnation, prononcée à la suite de publications sur Facebook.

Cette affaire soulève en effet des interrogations au regard du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l’Algérie est partie depuis 1989, notamment de son article 19, qui garantit la liberté d’opinion et d’expression, y compris la diffusion d’informations et d’idées sur les réseaux sociaux. Toute restriction à cette liberté doit être prévue par la loi et strictement nécessaire et proportionnée à un objectif légitime. Par ailleurs, l’article 9 interdit les arrestations et détentions arbitraires, tandis que l’article 14 garantit le droit à un procès équitable, notamment le temps et les facilités nécessaires à la préparation de la défense.

Si la condamnation et l’incarcération de Boumédiene Bouziza résultent uniquement de l’expression pacifique de ses opinions, elles pourraient soulever de sérieuses questions de compatibilité avec ces dispositions. En effet, Riposte Internationale demande, si cela se vérifie, une action concrète de la communauté internationale pour mettre l’Algérie face à ses obligations.

Source : Chouicha Kaddour, Riposte Internationale.

Le mardi 13 octobre 2026.

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