Algérie : Boualem Boudissa condamné à un an de prison ferme pour des publications sur Facebook

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Le militant politique et ancien détenu d’opinion Boualem Boudissa a été condamné, le 12 octobre 2026, par le tribunal de Chéraga (Alger), à un an de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars algériens, dans une affaire liée à des publications sur Facebook.

Lors de son procès, tenu le 28 septembre, le parquet avait requis trois ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende. Boualem Boudissa était notamment poursuivi pour atteinte à l’intégrité du territoire national, offense au président de la République et diffusion de fausses informations.

Cette nouvelle condamnation intervient après plusieurs procédures judiciaires visant le militant en raison de ses activités et prises de position. En mars 2024, la Cour de M’Sila l’avait condamné, avec trois autres anciens détenus d’opinion, à deux ans de prison, dont un an avec sursis, après seize mois passés en détention provisoire. En septembre de la même année, le tribunal d’Hussein Dey l’avait également condamné à un an de prison ferme et à 100 000 dinars d’amende pour des accusations liées à la diffusion de publications considérées comme portant atteinte à l’intérêt national. Cette décision avait fait l’objet d’un appel en février 2025.

Des inquiétudes persistantes pour la liberté d’expression

La succession des poursuites contre Boualem Boudissa illustre les préoccupations concernant l’utilisation du droit pénal à l’encontre de militants et de citoyens exprimant des opinions politiques sur les réseaux sociaux en Algérie. Les accusations liées à la diffusion de fausses informations ou à l’atteinte à l’intérêt national soulèvent des questions quant au respect de la liberté d’expression, garantie notamment par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l’Algérie.

Riposte Internationale exprime sa solidarité avec Boualem Boudissa et condamne le recours à l’emprisonnement pour sanctionner l’expression pacifique d’opinions politiques. Notre organisation appelle les autorités algériennes à respecter les libertés fondamentales, à garantir le droit à un procès équitable et à mettre fin aux poursuites visant des personnes pour le seul exercice pacifique de leur liberté d’expression.

Exprimer une opinion politique ne doit pas constituer un motif d’emprisonnement.

Le 13 octobre 2026.

Sources : Informations relatives au jugement du tribunal de Chéraga ; Riposte Internationale

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