Algérie : Chérif Mellal condamné à quatre ans de prison ferme

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La Cour d’Alger a confirmé, mercredi 23 septembre, la condamnation du président légitime déchu de la JS Kabylie (JSK) à quatre ans de prison ferme. Détenu depuis janvier 2023, Chérif Mellal devrait donc retrouver la liberté le 18 janvier 2027.

Le procureur général près la chambre pénale de la Cour d’Alger avait requis, mercredi 9 septembre, 10 ans de prison ferme contre Chérif Mellal, dans une affaire impliquant plusieurs autres prévenus et portant sur des supposés transferts de fonds vers l’étranger. Chérif Mellal nie les faits qui lui sont reprochés.

Un dossier déjà jugé à plusieurs reprises

Le tribunal de Sidi M’hamed avait prononcé la même peine le 23 octobre 2024, assortie d’une amende de 224 223 302 dinars. La Cour d’Alger avait confirmé cette décision le 25 février 2025. La défense s’était ensuite pourvue en cassation.

Les avocats de Chérif Mellal dénoncent depuis plusieurs années des irrégularités de procédure et contestent notamment l’authenticité de certaines pièces du dossier. Plusieurs demandes de mise en liberté provisoire ont également été rejetées, dont la dernière le 19 août 2026.

Une autre procédure, pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », avait abouti à une condamnation de dix-huit mois en octobre 2023, avant une relaxe en appel en janvier 2024. Chérif Mellal était toutefois resté détenu dans le cadre du dossier financier.

S’il est libéré à la date annoncée, il aura donc exécuté l’intégralité de sa peine de quatre ans sans avoir bénéficié d’une liberté provisoire.

Riposte Internationale appelle au respect des droits de la défense

Riposte Internationale prend acte de cette nouvelle décision judiciaire et dénonce la durée de la détention de Chérif Mellal ainsi que les refus successifs de remise en liberté provisoire. Nous estimons que toute personne poursuivie doit bénéficier d’un procès équitable, d’un examen effectif de ses recours et du plein respect des droits de la défense.

Nous nous réjouissons de la perspective de sa libération annoncée pour janvier 2027, si celle-ci est effectivement respectée. Nous appelons les autorités algériennes à garantir la transparence des procédures judiciaires et le respect des garanties fondamentales pour toutes les personnes détenues, quelles que soient leurs opinions.

Source : Radio des sans voix.

Le 23 septembre 2026.

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