Aïn Témouchent : l’appel de Mohamed Saïd Riahi reporté au 17 août

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Condamné le 7 juillet à 18 mois de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars, Mohamed Saïd Riahi devra encore patienter avant l’examen de son recours. L’audience d’appel devant la chambre pénale près la Cour d’Aïn Témouchent a été reportée au 17 août 2026.

Le report prolonge l’attente de l’ancien détenu d’opinion, arrêté le 9 juin 2026 sur son lieu de travail à Aïn Témouchent. Après son interpellation, il avait été placé en garde à vue, présenté en comparution immédiate puis placé en détention provisoire.

Une condamnation prononcée le 7 juillet

Le tribunal d’Aïn Témouchent avait rendu son verdict le 7 juillet 2026, condamnant Mohamed Saïd Riahi à 18 mois de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars. Le ministère public avait requis une peine de trois années de prison ferme ainsi qu’une amende.

C’est contre cette décision que Mohamed Saïd Riahi a fait appel. L’examen de son recours est désormais fixé au 17 août, nouvelle étape importante de cette procédure judiciaire.

Un parcours judiciaire déjà marqué par la détention

Cette nouvelle affaire intervient alors que Mohamed Saïd Riahi avait déjà été condamné, en février 2024, à 18 mois de prison ferme par le tribunal d’Aïn Témouchent. Il avait retrouvé la liberté en mai 2024, après avoir passé dix-huit mois derrière les barreaux.

Lors de cette précédente procédure, il avait affirmé avoir subi des violences, des pressions et des mauvais traitements durant sa garde à vue entre le 19 et le 28 novembre 2022 dans un centre de renseignements à Oran. Il avait également déclaré avoir signalé ces faits au procureur lors de sa présentation devant la justice. Ces allégations, particulièrement graves, soulèvent la nécessité d’un examen indépendant et effectif de tout éventuel acte de torture ou de mauvais traitement.

Frère de l’ancien détenu d’opinion Malik Riahi, Mohamed Saïd Riahi s’était par ailleurs exprimé publiquement, quelques semaines avant son arrestation, sur les conditions de détention de son frère.

Le 17 août, une nouvelle échéance

Pour ses proches et les défenseurs des droits humains, l’audience du 17 août 2026 sera donc déterminante. Ils demandent que Mohamed Saïd Riahi bénéficie de toutes les garanties d’un procès équitable et que ses droits fondamentaux soient pleinement respectés.

Au-delà de son cas, cette affaire intervient dans un contexte marqué par les inquiétudes concernant les poursuites visant des militants, journalistes et citoyens pour leurs prises de position publiques.

L’examen de l’appel sera ainsi particulièrement suivi par les défenseurs des libertés publiques, qui continuent d’appeler au respect de la liberté d’expression, des droits de la défense et des garanties judiciaires.

Source : Mourad Djemai, Riposte Internationale.

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