Le militant politique Amar Beri a comparu ce jour, le 10 Juillet 2026, devant le tribunal d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, selon la procédure de comparution immédiate. À l’issue de l’audience, il a été condamné à six mois de prison ferme et à une amende de 50 000 dinars algériens. Le tribunal n’a toutefois pas décerné de mandat de dépôt, permettant ainsi sa remise en liberté à l’issue de la procédure.
Cette décision intervient quelques heures après son arrestation, qui avait été accompagnée d’une perquisition au domicile de sa famille, suscitant l’inquiétude de plusieurs défenseurs des droits humains.
Selon les informations disponibles, Amar Beri avait été interpellé puis présenté devant le procureur de la République près le tribunal d’Aokas, lequel avait décidé de le renvoyer devant la section des délits selon la procédure de comparution immédiate.
Militant politique originaire de la wilaya de Béjaïa, Amar Beri fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires depuis plusieurs mois. Lors d’une précédente comparution, il avait été arrêté à la sortie du tribunal où son procès devait se tenir avant d’être conduit au commissariat pour y être entendu dans le cadre d’un procès-verbal. Il avait ensuite été remis en liberté et son procès avait été renvoyé.
Dans une autre affaire, le parquet près le tribunal d’Amizour avait requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars. Le militant avait également été condamné, le 6 février dernier, dans deux dossiers distincts, à six mois de prison ferme et à une amende de 50 000 dinars.
Amar Beri avait par ailleurs été arrêté le 24 décembre 2024 à son domicile situé dans le village de Koumi, dans la daïra d’Amizour (wilaya de Béjaïa). Selon sa famille, une perquisition avait été menée le lendemain alors qu’il était maintenu en garde à vue.
Ses proches dénoncent un harcèlement policier et judiciaire continu en raison de ses prises de position et de son engagement militant. Ils estiment que les différentes poursuites engagées contre lui sont directement liées à l’exercice pacifique de sa liberté d’expression.
Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte marqué par la multiplication des poursuites visant des militants, des journalistes et des défenseurs des droits humains en Algérie. Les organisations de défense des libertés fondamentales rappellent régulièrement la nécessité de garantir le respect des droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à un procès équitable.
Source : Karim Aït Maouche.