L’arrestation du militant politique Amar Beri, accompagnée d’une perquisition au domicile de sa famille, suscite une nouvelle fois l’inquiétude des défenseurs des droits humains. Cette intervention s’inscrit dans un contexte de poursuites judiciaires répétées et de harcèlement policier dénoncé depuis plusieurs mois par ses proches et plusieurs observateurs.
Selon les informations disponibles, Amar Beri vient d’être arrêté, tandis que le domicile de sa famille a fait l’objet d’une perquisition. Les circonstances précises de cette nouvelle interpellation, ainsi que les motifs invoqués par les autorités, n’ont pas encore été rendus publics.
Cette arrestation intervient alors que l’activiste fait déjà l’objet de plusieurs procédures judiciaires. Lors d’une précédente comparution, Amar Beri avait été arrêté à la sortie du tribunal où son procès devait se tenir avant d’être conduit au commissariat pour y être entendu dans le cadre d’un procès-verbal. Il avait ensuite été remis en liberté, tandis que son procès avait été renvoyé au 11 juin.
Dans une autre affaire, le parquet près le tribunal d’Amizour avait requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars. Le jugement était attendu le 12 juin.
Le militant est régulièrement visé par des poursuites judiciaires. Le 6 février dernier, le tribunal d’Amizour l’avait condamné, dans deux affaires distinctes, à une peine de six mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 50 000 dinars.
Amar Beri avait également été arrêté le 24 décembre 2024 à son domicile, situé dans le village de Koumi, dans la daïra d’Amizour, wilaya de Béjaïa, par des agents des services de sécurité en tenue civile, selon les informations communiquées par sa famille. Le lendemain, une perquisition avait été menée à son domicile, toujours selon ses proches, alors qu’il était maintenu en garde à vue.
Ses proches dénoncent un harcèlement policier et judiciaire continu en raison de ses prises de position et de son engagement militant. Ils estiment que les poursuites engagées contre lui sont directement liées à l’exercice de sa liberté d’expression.
Cette nouvelle arrestation et la perquisition du domicile familial interviennent dans un contexte marqué par la multiplication des poursuites visant des militants, des journalistes et des défenseurs des droits humains en Algérie. Les organisations de défense des libertés fondamentales appellent régulièrement les autorités à garantir le respect des droits à la liberté d’expression, d’association et à un procès équitable.
Riposte Internationale rappelle que nul ne doit être inquiété en raison de l’exercice pacifique de ses droits fondamentaux. Les arrestations arbitraires, les perquisitions injustifiées et le recours à des poursuites judiciaires contre des militants portent atteinte aux engagements internationaux de l’Algérie en matière de droits humains.