Le parquet de la Cour d’Alger a requis de lourdes peines de prison à l’encontre de plusieurs anciens responsables et hommes d’affaires poursuivis dans une affaire portant sur des accusations liées à la gestion de biens publics.
Selon les informations communiquées, une peine de 12 ans de prison ferme a été requise contre l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique Ali Aoun ainsi que contre l’homme d’affaires Abdelmoula Abdel Nour, surnommé « Nounou Menita ».
Le parquet a également requis une peine de 6 ans de prison ferme contre l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) Charef-Eddine Amara.
D’autres peines ont été demandées à l’encontre des autres accusés, allant de 5 à 10 ans de prison ferme, ainsi que des amendes financières. Parmi les personnes concernées figurent notamment le fils de l’ancien ministre, Mehdi Aoun, le directeur général de l’entreprise Fondal, Noureddine Salhi, ainsi que le président-directeur général du complexe sidérurgique de Sider El Hadjar, Boulaouine Karim.
Les prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de dilapidation de deniers publics, obtention d’avantages indus, abus d’influence et abus de fonction.
Riposte exprime sa solidarité avec les personnes poursuivies dans cette affaire, considérant qu’elles sont victimes d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Ces poursuites s’inscrivent dans une logique de règlement de comptes visant certains responsables plutôt que dans une véritable volonté de lutter contre la corruption.
Source : Dzair Moon Moundji.