Le parquet a requis la confirmation du jugement de première instance prononcé à l’encontre de Khadija Belkhouja, ancienne responsable du centre national de transfusion sanguine de Tiaret.
Selon les informations communiquées, le ministère public a demandé le maintien de la peine d’une année de prison ainsi que de l’amende prononcées en première instance. Le délibéré a été fixé au 8 juillet 2026.
Khadija Belkhouja est poursuivie pour des publications diffusées sur les réseaux sociaux qui lui sont reprochées au motif qu’elles seraient de nature à porter atteinte à l’intérêt national.
Cette affaire intervient dans un contexte où de nombreuses voix critiques continuent d’être poursuivies en Algérie. Depuis plusieurs années, des organisations nationales et internationales de défense des droits humains dénoncent un rétrécissement de l’espace civique et une utilisation croissante de la justice contre des militants, journalistes, syndicalistes, opposants politiques et simples citoyens ayant exprimé publiquement leurs opinions.
Pour ces organisations, la multiplication des poursuites fondées sur des publications ou des prises de parole contribue à instaurer un climat de peur et d’autocensure. Elles estiment que le recours à des infractions formulées de manière large permet de limiter l’expression des critiques à l’égard des autorités et affaiblit progressivement le débat public.
Le maintien de telles poursuites alimente les interrogations sur l’indépendance de la justice et sur sa capacité à protéger les libertés fondamentales plutôt qu’à devenir un instrument de restriction de l’expression politique. Dans un État de droit, la critique des politiques publiques et des institutions devrait relever du débat démocratique et non conduire à des poursuites pénales, sauf lorsqu’elle constitue une infraction clairement établie.
Riposte Internationale exprime sa solidarité avec Khadidja Belkhouja et réaffirme son attachement à la liberté d’expression, au droit à un procès équitable et au respect des engagements internationaux de l’Algérie en matière de droits humains.
Source : Amar Benmeriem