Famille du journaliste détenu Hassan Bouras :
Nous lui avons rendu visite aujourd’hui, le 11 juin 2026, à la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh. Nous l’avons trouvé profondément affecté sur les plans moral et physique. Son état de santé suscite une vive inquiétude en raison de plusieurs maladies dont il souffre, notamment une hypertension artérielle qui ne se stabilise pas malgré le traitement, une baisse de la vue, ainsi qu’une aggravation de ses rhumatismes qui atteignent gravement ses articulations.
Face à toutes ces souffrances, il nous a transmis le message suivant, qu’il considère comme son testament :
« Je sens que mon passage dans ce monde et dans cette vie pourrait prendre fin entre les murs de cette cellule lugubre et derrière ses froids barreaux d’acier. C’est pourquoi je vous recommande de rester attachés à la vérité et de ne jamais renoncer aux principes de liberté, de dignité et de justice, quelles que soient les épreuves.
Je vous appelle à la patience et à la persévérance, et à demeurer fidèles aux valeurs auxquelles nous avons toujours cru et que nous avons défendues.
Je recommande également à ma famille et à mes proches de ne nourrir ni haine ni rancœur envers quiconque, et de faire de l’amour et de la tolérance leur chemin de vie.
J’espère que ma cause ainsi que celle de tous les détenus d’opinion resteront vivantes dans les consciences, jusqu’à ce que chaque personne injustement lésée recouvre ses droits et que tous les droits soient rendus à leurs légitimes titulaires.
Et si j’ai un dernier souhait, c’est que vous ayez une pensée pour moi dans vos prières sincères, et que vous poursuiviez la défense de la dignité humaine et des droits fondamentaux de chaque être humain, afin que règnent la justice et le respect de la dignité de tous, sans discrimination ni exclusion. »