Depuis sa cellule, Hassan Bouras lance un appel urgent face à la dégradation inquiétante de son état de santé.
En grève de la faim depuis le 3 mai, il poursuit son mouvement de protestation.
Malgré son état de faiblesse, il est maintenu menotté les mains derrière le dos pendant plus de trois heures alors qu’il observe déjà une grève de la faim.
Lorsqu’il veut déclarer officiellement sa grève de la faim, l’administration pénitentiaire refuse d’enregistrer sa déclaration. Ils lui reprochent d’avoir « violé le règlement intérieur de l’établissement pénitentiaire ». À sa demande d’explication sur cette prétendue violation, il lui est répondu : « la grève de la faim ».
Il est ensuite menacé de sanctions disciplinaires, notamment de privation de visites familiales.
Victime de pics de tension, il tombe et perd connaissance à deux reprises, sans bénéficier d’aucune prise en charge médicale.
Hier, ses proches parviennent finalement à lui rendre visite et constatent l’aggravation de son état de santé.
Il paraît extrêmement affaibli, marche difficilement et peine à rester debout. Très pâle, tenant son estomac de la main, sa voix est presque méconnaissable, très faible et épuisée.
Malgré la gravité de sa situation, sa demande de consultation médicale est refusée, alors qu’il souffre également de douleurs à l’estomac, de tension artérielle et de rhumatismes .
À la suite de la visite de sa famille, ce message a été communiqué,hier 14 mai 2026