Le tribunal de Constantine a condamné, dimanche 4 mai 2026, le militant Khaled Zeghouani à 18 mois de prison, dont 9 mois ferme et 9 mois avec sursis, sans mandat de dépôt. À l’issue du procès, il a été remis en liberté immédiate, le tribunal n’ayant pas ordonné son incarcération.
Khaled Zeghouani était poursuivi pour « incitation à la haine » et « atteinte à l’unité nationale », des accusations liées à des publications diffusées sur les réseaux sociaux. Son arrestation est intervenue après une convocation par les services de sécurité de la wilaya de Constantine, avant d’être présenté au procureur de la République puis jugé en comparution immédiate le jour même.
Cette condamnation relance les critiques visant les autorités algériennes concernant la restriction des libertés publiques et l’usage de la justice contre les voix dissidentes. Le pouvoir algérien fait régulièrement recours à des chefs d’accusation vagues tels que « atteinte à l’unité nationale » ou « diffusion de fausses informations » pour poursuivre des citoyens exprimant des opinions critiques en ligne.
Ces poursuites traduisent, selon plusieurs observateurs, une volonté des autorités de renforcer le contrôle du débat public, notamment sur les réseaux sociaux, devenus l’un des rares espaces d’expression politique relativement libres.
Dans le cas de Khaled Zeghouani, le jugement rendu le jour même de sa présentation devant le parquet illustre la pression exercée contre les voix critiques du régime.
Malgré sa remise en liberté, cette condamnation reste perçue comme un avertissement adressé aux militants et internautes algériens. Elle s’inscrit dans un climat politique marqué par une surveillance accrue des activités numériques et par la multiplication des poursuites contre les figures engagées de la société civile.
Source : SHOAA for Human Rights