Samir Larabi a annoncé avoir fait l’objet d’une plainte déposée par le recteur de l’université de Béjaïa pour, selon ses déclarations, « diffamation » et « atteinte à l’image de l’université de Béjaïa ».
Doctorant en sociologie à l’université de Béjaïa, Samir Larabi affirme être victime d’un blocage administratif et académique autour de sa thèse. Plusieurs procès-verbaux du Conseil scientifique de la faculté montrent que son dossier de soutenance, la composition du jury ainsi que des modifications apportées à l’intitulé de la thèse ont été examinés à différentes reprises entre 2023 et 2025.
Dans un procès-verbal daté de mai 2025, le Conseil scientifique de l’université estime finalement que le contenu de la thèse présente un « caractère sensible » et qu’il serait contraire aux valeurs consacrées par la Constitution algérienne. Une décision que Samir Larabi conteste fermement, dénonçant une atteinte aux libertés académiques ainsi qu’un usage abusif de l’autorité universitaire.
Il affirme assumer pleinement ses prises de position et considère qu’il est aujourd’hui poursuivi pour avoir dénoncé des dysfonctionnements, des abus de pouvoir et des violations de la réglementation au sein de l’université. Cette affaire relance les inquiétudes autour de la liberté académique et de la liberté d’expression dans les établissements universitaires algériens.