Un nouveau procès en appel se tiendra ce dimanche 3 mai devant la Cour d’Alger, une date qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette audience s’inscrit dans le cadre du dossier dit « des 49 », une affaire à forte portée politique, souvent décrite comme l’un des procès marquants de ces dernières années.
Dans ce dossier, plusieurs accusés ont déjà été jugés en première instance en novembre 2022. L’un d’eux avait été condamné à une peine de 18 mois de prison, dont 4 mois avec sursis. L’affaire regroupe au total 49 personnes poursuivies dans différents contextes.
Parmi les accusés, 29 ont fait l’objet de poursuites judiciaires effectives, dont 12 ont été placés sous mandat de dépôt. Parmi ces derniers, 7 sont directement liés à ce dossier, tandis que 5 autres sont concernés par des affaires distinctes. Les autres personnes impliquées ont été placées sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, certains accusés ont été considérés comme étant en fuite, en raison de leur résidence à l’étranger.
Lors du procès en première instance, la majorité des accusés ont été acquittés, marquant une première étape importante dans cette affaire. Le procès en appel prévu ce dimanche devrait permettre de réexaminer les faits et les décisions rendues précédemment.
Cette audience intervient dans un contexte symbolique, en lien avec la Journée mondiale de la liberté de la presse, mettant en lumière les enjeux liés à la liberté d’expression et au traitement judiciaire de certaines affaires à caractère politique.