8 mars- Journée internationale des droits des femmes
À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Riposte Internationale rend hommage à toutes les femmes, notamment à celles qui poursuivent leur combat pour la dignité, la liberté et l’égalité.
Cette journée ne saurait être réduite à une simple commémoration symbolique , elle constitue avant tout un moment de réflexion et de mobilisation face aux inégalités persistantes qui continuent de toucher les femmes dans de nombreuses sociétés.
Partout, les femmes demeurent confrontées à des formes multiples de discrimination, qu’elles soient juridiques, sociales, économiques ou politiques. Les violences faites aux femmes, les obstacles à leur participation à la vie publique et les restrictions à leurs libertés fondamentales demeurent des réalités préoccupantes et particulièrement intolérables.
Les droits des femmes ne sont ni une faveur ni une concession , ils constituent une composante essentielle des droits humains universels.
À cette occasion , Riposte Internationale souhaite attirer une attention particulière sur la situation des femmes en Algérie, dont les droits et les libertés restent confrontés à de nombreux défis.
Les femmes algériennes ont participé activement à la lutte contre le colonialisme, leur bravoure et leur courage restent un exemple pour l’humanité , aujourd’hui, elles occupent une place importante dans la société, elles sont largement présentes dans les universités, dans les professions intellectuelles, dans la fonction publique, dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture et du journalisme. Elles contribuent activement à la vie sociale, économique et intellectuelle du pays et participent pleinement aux dynamiques de transformation de la société.
Cependant, cette présence croissante dans l’espace public ne s’accompagne pas toujours d’une égalité réelle dans les droits et dans les opportunités.
Le cadre juridique demeure marqué par certaines dispositions discriminatoires , le poids du Code de la famille continue notamment d’institutionnaliser des inégalités structurelles entre les femmes et les hommes, maintenant les femmes dans une position de dépendance juridique et sociale qui s’apparente, dans certains aspects, à une forme de minorité permanente.
Au-delà du cadre légal, les pesanteurs sociales, les normes conservatrices et les pressions culturelles continuent également de limiter l’autonomie de nombreuses femmes et de restreindre leur liberté d’action.
Dans ce contexte, la question des violences faites aux femmes demeure particulièrement préoccupante , les violences domestiques, les agressions sexuelles, le harcèlement et d’autres formes de violences liées au genre continuent d’affecter de nombreuses femmes.
Ces violences restent encore trop souvent sous-déclarées ou banalisées, en raison des pressions sociales et traditionnelles , du silence imposé aux victimes ou de la peur de représailles, la forme la plus extrême de ces violences se manifeste à travers les féminicides, qui constituent une tragédie humaine et sociale , dans certains cas, ces drames prennent également la forme d’infanticides, où des enfants deviennent les victimes collatérales ou directes de violences familiales et de dynamiques de domination.
Chaque femme tuée parce qu’elle est femme, chaque enfant victime de ces violences rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des victimes, de lutter contre l’impunité et de mobiliser l’ensemble de la société contre toutes les formes de violence fondées sur le genre.
Parallèlement, les femmes algériennes ont démontré leur capacité à occuper pleinement l’espace public et à participer activement aux débats qui concernent l’avenir de leur société.
Elles ont été présentes dans les initiatives citoyennes, dans les milieux universitaires, dans les mouvements associatifs, politiques , dans la création culturelle et dans les espaces de réflexion intellectuelle.
Dans le cadre du soulèvement populaire, la femme s’est sont engagée avec courage dans les mobilisations citoyennes, affirmant son attachement aux aspirations de liberté, de justice et d’État de droit.
Des centaines d’entre elles ont payé un prix élevé pour cet engagement , des femmes militantes, Avocates , étudiantes, journalistes ou simples citoyennes ont été interpellées, placées en détention, soumises à des poursuites judiciaires, ou exposées à diverses formes de harcèlement et d’intimidation et de violence.
Au-delà des procédures judiciaires, plusieurs femmes engagées dans l’espace public ont également été la cible de campagnes de dénigrement, d’attaques diffamatoires ou d’humiliations visant à les discréditer et à les marginaliser.
Ces pratiques constituent des atteintes graves à la dignité des femmes et traduisent les difficultés persistantes auxquelles sont confrontées celles qui choisissent de s’exprimer librement et de participer activement à la vie publique.
Riposte Internationale rappelle que l’égalité entre les femmes et les hommes constitue un principe fondamental qui ne peut rester une simple déclaration d’intention, elle suppose des réformes juridiques garantissant l’égalité devant la loi, des politiques publiques favorisant l’autonomie économique des femmes, ainsi qu’une lutte déterminée contre toutes les formes de violences et de discriminations.
La participation pleine et entière des femmes à la vie politique, sociale et économique constitue également une condition essentielle du développement démocratique et du progrès des sociétés. En effet, toute société normalement constituée ne peut se passer de la moitié de ses membres.
En ce 8 mars, Riposte Internationale exprime sa solidarité avec toutes les femmes qui poursuivent leur combat pour la dignité, la liberté et l’égalité.
Notre organisation réaffirme son engagement constant en faveur de la défense des droits humains et rappelle que la promotion des droits des femmes constitue l’un des piliers fondamentaux de toute société fondée sur la justice, la liberté et l’État de droit.
Parce qu’aucune société ne peut progresser durablement en maintenant des inégalités structurelles entre ses citoyennes et ses citoyens, Riposte Internationale appelle à une mobilisation renouvelée pour garantir aux femmes leurs droits, leur sécurité et leur pleine participation à la vie publique.
Paris le 08 mars 2026
P/Riposte Internationale
Ali Ait Djoudi
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