Blida : Le procureur de la République près le Tribunal d’El Affroun a décidé de déférer l’enseignant universitaire et chercheur Tahar Ouhachi devant le juge d’instruction, qui a ordonné son placement en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.
Selon les informations disponibles, la décision judiciaire repose sur des accusations qualifiées de lourdes, dont certaines relèveraient de la qualification criminelle. À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué publiquement sur la nature précise des faits reprochés, ni sur les éléments retenus dans le dossier.
Cette affaire suscite une vive inquiétude au sein de la communauté universitaire et parmi les défenseurs des libertés académiques et des droits humains. Pour de nombreux observateurs, l’incarcération d’un enseignant-chercheur dans un contexte judiciaire sensible soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales, la présomption d’innocence et l’indépendance de la justice.
Des voix issues de la société civile appellent à la transparence sur les chefs d’inculpation, au respect du droit à un procès équitable et à la protection des libertés fondamentales, notamment la liberté de pensée, de recherche et d’expression.
L’affaire Tahar Ouhachi vient ainsi s’inscrire dans un climat plus large de pression judiciaire sur les intellectuels, universitaires et acteurs de la société civile, ravivant les débats sur l’état des libertés publiques et des droits fondamentaux en Algérie.