Article: Condamnation d’Oussama Laâribi : une nouvelle atteinte aux libertés en Algérie

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Le Tribunal de Dar El Beïda a rendu son verdict : le militant et photographe Oussama Laâribi a été condamné à un an de prison ferme ainsi qu’à une amende de 50 000 dinars, avec incarcération immédiate.

Cette décision judiciaire suscite une vive inquiétude au sein de la société civile, des défenseurs des droits humains et des milieux militants. Connu pour son engagement et son travail de terrain, Oussama Laâribi utilisait la photographie comme outil de témoignage, de mémoire et de visibilité sociale, documentant les réalités du terrain et les luttes citoyennes.

Sa condamnation s’inscrit dans un contexte plus large marqué par une pression accrue sur les militants, les journalistes, les artistes et les acteurs de la société civile, où l’expression libre, la documentation citoyenne et l’engagement public sont de plus en plus criminalisés.

Pour de nombreuses organisations et observateurs, cette affaire illustre une fois de plus la fragilité des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, le droit à l’information et le droit à l’engagement citoyen pacifique. La peine prononcée contre Oussama Laâribi est perçue comme un signal dissuasif adressé à celles et ceux qui choisissent de documenter, dénoncer et témoigner.

Au-delà du cas individuel, cette condamnation pose une question centrale : quel espace reste-t-il pour l’expression citoyenne et l’engagement pacifique dans l’espace public ?

Elle rappelle l’urgence de la solidarité, de la mobilisation et de la défense des droits humains face aux dérives répressives.

La société civile, en Algérie comme à l’international, continue d’appeler à la libération des détenus d’opinion, au respect des libertés fondamentales et à la fin de la criminalisation de l’engagement citoyen.

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