Le procureur de la République près le tribunal de Batna a décidé de traduire l’ingénieur et militant Youssef Belourghi devant la chambre correctionnelle selon la procédure de comparution immédiate, une démarche judiciaire souvent critiquée pour sa rapidité et ses implications sur les droits de la défense.
À l’issue de cette procédure accélérée, Youssef Belourghi a été condamné à une peine d’un an de prison ferme, assortie d’un mandat de dépôt, entraînant son incarcération immédiate dès le prononcé du jugement.
Cette condamnation a suscité de nombreuses réactions et une vive inquiétude parmi les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile, qui dénoncent le recours fréquent à la comparution immédiate dans des affaires impliquant des militants, et craignent une atteinte sérieuse aux garanties d’un procès équitable et aux droits de la défense.
Ingénieur de formation et connu pour son engagement militant et citoyen, Youssef Belourghi rejoint ainsi la liste grandissante des personnes poursuivies et condamnées en raison de leurs activités politiques, de leur implication publique et de leurs prises de position critiques.
Des organisations, des militants et des citoyens appellent à sa libération et demandent le respect effectif des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, le droit à l’engagement citoyen et la protection des opinions politiques pacifiques.