Le procès de Khaled Tazaghart s’ouvre aujourd’hui à Béjaïa : des publications sur les réseaux sociaux au cœur des accusations

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Le militant et ancien député Khaled Tazaghart comparait aujourd’hui, mardi 25 novembre 2025 à 09h30, devant la Cour de Béjaïa, dans une affaire qui soulève une nouvelle fois la question de la liberté d’expression en Algérie.

Des accusations liées à ses publications en ligne

Les faits reprochés à Khaled Tazaghart sont formulés ainsi :
« Des publications sur les réseaux sociaux pouvant porter atteinte à l’intérêt national. »

Parmi ces publications, deux messages ont été retenus dans le dossier d’accusation :

  1. Son message de soutien à l’universitaire et militante Mira Moknache :
    « Mon soutien permanent et indéfectible, et ma totale solidarité avec la Brave et Courageuse Militante Universitaire MIRA MOKNACHE. »
  2. Un appel à la libération des détenus d’opinion :
    « Décideurs ! il est temps ; TAMURT TAQVAYLIT tehwaj ARAWIS. Libérez nos sœurs et frères, libérez notre Sœur Enseignante Universitaire, la Militante amazighe, algérienne de Kabylie MIRA MOKNACHE, ainsi que tous les détenus injustement incarcérés. »

Ces messages, exprimant clairement des positions politiques et solidaires, sont aujourd’hui utilisés pour justifier des poursuites judiciaires, une situation dénoncée par de nombreux défenseurs des libertés publiques.

Un procès très attendu

Khaled Tazaghart, fidèle à son engagement et à sa transparence, a annoncé publiquement la tenue de son procès. Il affirme se remettre à la miséricorde de Dieu le Tout-Puissant, ainsi qu’au travail de ses avocats, espérant que cette audience mènera à son acquittement.

L’affaire attire une attention particulière en Kabylie et au-delà, tant Tazaghart est une figure connue pour ses prises de position politiques, culturelles et sociales.
Pour beaucoup, ce procès s’inscrit dans une série d’affaires visant à criminaliser l’expression politique et les prises de position solidaires sur les réseaux sociaux.

Au-delà d’un procès individuel : un symbole

Le cas de Khaled Tazaghart dépasse son seul parcours personnel.
Il met en lumière le sort de nombreux militants, universitaires, journalistes ou simples citoyens poursuivis pour des publications exprimant soutien, indignation ou revendications légitimes.

Son procès soulève donc une question essentielle :
peut-on encore exprimer un soutien public, une opinion politique ou une solidarité sans risquer des poursuites ?

Une journée décisive

À l’heure où la Cour de Béjaïa s’apprête à juger Khaled Tazaghart, beaucoup espèrent une décision conforme au droit et aux libertés fondamentales, et la fin d’une procédure jugée injustifiée par ses soutiens.

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