Béjaïa : L’affaire de Karim Djidjeli et de six syndicalistes renvoyée devant le tribunal ce jeudi 20 novembre 2025

Retour à  Accueil 

L’affaire impliquant Karim Djidjeli ainsi que six syndicalistes de l’APC d’Aokas sera examinée demain, jeudi 20 novembre 2025, devant le juge du tribunal de Béjaïa.
Karim Djidjeli indique avoir reçu ce jour-même une convocation officielle pour comparaître.

Cette procédure fait suite à la protestation pacifique du 3 septembre 2025, organisée par des fonctionnaires et syndicalistes de la commune d’Aokas. La mobilisation visait à réclamer la réintégration de Karim Djidjeli, suspendu par décision du président de l’APC.
À la suite d’une plainte déposée par ce dernier, qui serait même allé jusqu’à remettre en cause l’existence du syndicat, six syndicalistes ont été arrêtés le jour de la protestation.
Karim Djidjeli souligne pour sa part qu’il n’était même pas présent à Aokas lors de ces événements et n’avait donc pas été interpellé.

Les chefs d’inculpation retenus dans ce dossier sont les suivants :
Délit de fermeture, sans droit, du siège d’une collectivité locale par plus de deux personnes ;
Délit de rassemblement non armé.

Parallèlement, une première affaire concernant Karim Djidjeli a été jugée jeudi dernier devant la même juridiction et a suscité un large écho sur les réseaux sociaux. Le verdict est attendu pour le jeudi 27 novembre 2025.
C’est précisément dans le cadre de cette affaire que le président de l’APC a invoqué l’article 174 du statut général de la fonction publique pour prononcer la suspension de Karim Djidjeli.

Ce double volet judiciaire met en lumière un climat de tension sociale et syndicale au sein de l’APC d’Aokas, où plusieurs acteurs dénoncent un usage abusif des procédures disciplinaires et pénales à l’encontre de travailleurs mobilisés.

Soutenez notre combat

Chaque don compte pour nos combats juridiques.
➔ Je soutiens l’association